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ANNEXE I Modifier

1) Le déterminant


Dans tous les cas, la féminisation implique l’utilisation d’un déterminant féminin, pour les désignations simples comme pour les désignations complexes : la, une, cette… : la députée, une juge, cette agente de change, la fondée de pouvoir…


2) Noms se terminant au masculin par une voyelle


Il s’agit de mots non suffixés, comme apprenti, architecte, gendarme, juge, ministre, vétérinaire, ou suffixés/composés (-é, -logue, -iste, etc.).


- Noms se terminant par -e


La forme féminine est identique à la forme masculine (forme épicène) :


Ex. : une architecte, une cadre, une capitaine, une commissaire, une diplomate, la garde (des Sceaux), une gendarme, une géologue, une interne, une juge, une ministre…


Remarque :

Certains noms ont été féminisés depuis longtemps à l’aide du suffixe –esse : hôtesse, mairesse, maîtresse, poétesse… Ce suffixe étant aujourd’hui senti comme désuet, voire dévalorisant, on a préféré ne plus y avoir recours. Seuls les emplois consacrés sont retenus (une hôtesse, une maîtresse d’école) ; les emplois encore partiellement en usage sont toujours admis, à côté des formes épicènes proposées ou déjà concurrentes dans l’usage : une maire ou mairesse, une maître ou maîtresse (d’hôtel, de conférences, etc.), une poète ou poétesse…


- Noms se terminant par –é et -i


Le féminin est formé par adjonction d’un –e à la finale (une attachée, une avouée, une chargée (de cours, d’études, de mission), une députée…).


3) Noms se terminant au masculin par une consonne


- Noms se terminant par une finale autre que -eur


Le féminin se construit normalement par l’adjonction d’un –e à la finale (une adjointe, une agente, une avocate, une cheminote, une commise, une consule, une consultante, une écrivaine, une générale, une intendante, une lieutenante, une magistrate, une présidente, une sergente, une subtitute…) avec les éventuelles modifications grapho-phoniques qui obéissent aux lois morphologiques de la langue : doublement de la dernière consonne (une chirurgienne, une colonelle, une doyenne) ; modification de la dernière consonne (une syndique…) ; ajout d’un accent sur la dernière voyelle (une bâtonnière, une conseillère, une greffière, une huissière, une menuisière, une officière, une sapeure-pompière, une préfète, une sommelière…).


Remarque : la solution de l’épicène a été retenue pour les quelques rares cas dont la féminisation est sentie comme difficile : une chef, une clerc, une conseil, une témoin. L’adjonction du –e est facultative pour les mots dont le féminin est attesté : une camelot(e), une mannequin(e), une marin(e), une médecin(e).


- Noms se terminant par –eur (à l’exception de –teur)


La forme féminine se termine par –euse lorsque le nom correspond à un verbe en rapport sémantique direct (démarcher/démarcheur) : une annonceuse, une chercheuse, une démarcheuse…


Lorsqu’il n’existe pas de verbe correspondant au nom ou que le verbe n’est pas en rapport sémantique direct – il s’agit, le plus souvent, de noms issus directement du latin – on a le choix entre l’emploi épicène (solution adoptée par les Belges) et l’adjonction d’un –e à la finale (solution préconisée par les Québécois et les Suisses : une assesseur(e), une censeur(e), une commandeur(e), une entrepreneur(e), une gouverneur(e), une ingénieur(e), une professeur(e), une proviseur(e)…


Remarque : les noms issus de comparatifs latins ont un féminin régulier en –eure : une prieure, une supérieure.


- Noms se terminant par -teur


La forme féminine se termine par –trice dans les conditions suivantes, non exclusives les unes des autres : il n’existe pas de verbe correspondant au nom (agriculteur, aviateur, instituteur, recteur…), ou bien le verbe est apparu postérieurement au nom (acteur/acter, auditeur/auditer) ; il existe un verbe correspondant au nom ne comportant pas de –t dans sa terminaison (calculer/calculateur, conduire/conducteur, former/formateur) ; il existe un substantif corrélé au nom se terminant par –tion, -ture ou –torat (quelle que soit la terminaison du verbe correspondant) (éditeur/édition, lecteur/lecture, tuteur/tutorat). Exemples : une auditrice, une conservatrice, une directrice, une inspectrice, une institutrice, une perceptrice, une rectrice…


La forme féminine se termine par –teuse lorsqu’au nom correspond un verbe en rapport sémantique direct comportant un –t dans sa terminaison et/ou qu’il n’existe pas de substantif corrélé se terminant par –tion, -ture ou –torat (acheter/acheteuse) : une acheteuse, une ajusteuse… & Syntaxe, vocabulaire, sigles et signes

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